|
Meuj0r
nez, catogan & billevesées... |
|||
|
Puisque iok n'a pas pu parler de notre petite convivialité d'hier soir, il m'incombe de le faire. D'autant que ce moment fut fichtrement agréable et foutrement délectable. Donc hier soir, Simon et moi-même, nous nous en fûmes en fumant, parmi les gens enfumés et les jambons fumés de Parme. Nous allions retrouver mon ami grOg, par le chemin qui mène à rhum. GrOg l'injiniiirre, traqué d'aucune mais craqué de thunes ; alors que moi, moi tous les soirs, tellement pauvre (d'esprit et des prix) que je circule sous un nom d'emprunt ( : "Maj0r", un nom en promotion quoi... ). Hors j'avais diablement, diantrement, et Pinocchio-ment besoin de gros plein de sous, car nous avions rendez-vous dans un lieu magique : "l'épicerie". Car même si l'épi se rit du blé, il faut du blé à "l'épicerie", charmant endroit comme à l'envers qui s'affuble du titre de "bar à tartines". "L'épicerie" donc, déco boutique d'antan, vieux placards remplis de produits surannés, vieilles casseroles, Edith Piaf dans les hauts-parleurs et beaucoup de très sympathiques convives, bien que de très méchants intellectuels meurent. Il est beau de voir l'excellence que ce bar atteint. Les tartines sont savoureuses, les bouteilles saoul-vireuses et l'ambiance..., ah, l'ambiance... Autour de la grande table en bois centrale, promiscuité de tous ceux qui ont promis de se cuiter ; saucissons cotoyant des tartes, joie, cornichons cotoyant de vieilles biques, bonheur, un alcoolique qui a bu rend le tout bucolique. J'alpague le serveur, un mot à peine et il devine : "fait péter la tartine !", il lit dans mon regard : "fait péter le pinard!". Osmose totale avec la vie et l'univers, re-joie, arrivée du petit Loïc et de l'hypochondriok. Une vibration d'oreille et : "fait péter tout pareil !". Osmose totale avec le reste, re-re-joie, arrivée de la boustifaille !! Je me jette comme un seul homme sur ma tranche de pain/Brie/miel d'acacia/noix, et comme deux hommes ivres sur le vin. De suite jouissance des papilles et des mamilles ; le Brie ne laisse pas de glace, le miel vaut bien une Gibson et le vin en vaut bien quarante-deux. Bref l'épais pain ne se laisse pas manger lui-même sur le dos. L'argent n'a plus d'importance, seul importe peut s'ouvrir avec un clef. "L'épicerie", un lieu sûr à Strasbourg depuis que la catte est drale. On y retournera. [5/28/2002 10:41:00 PM] --- Une éternité que je n'ai pas bloggé, j'ai honte... (plus de 42 jours, rôôôôôhh) Tout ce temps passé jusque là dans cette belle ville de Strasbourg, je l'ai usé, prosterné devant la cathédrale, à vociférer ces ô combien somptueuses paroles de Misanthrope : [...] Bâtisseur de cathédrales Que ton marteau s'abatte sans faille, Et de sa frappe systématique embellisse l'immondice Bourreau de Dieu, déverseur de pleurs, Tes mains de sculpteur célèbrent l'office Où le Christ établit les sévices au sein de sa grandiose demeure [...] Mais il faut savoir que mon PC est dans la pièce colocatairement commune, juste à coté de la Xbox qui tourne quasi en permanence... Difficile de trouver un moment pour écrire, entre bouffe/boire/bars/cinoches/console/lectures/blablas/etc et assurer-un-minimum-d'heures-de-dodo-pour-faire-semblant-de-bosser-le-lendemain-en-stage. Oui, je sais, ce n'est pas une bonne excuse. Je pense donc sérieusement à blogger depuis mon lieu de travail. Soit. [5/27/2002 12:39:00 PM] --- |
|
||