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Meuj0r
nez, catogan & billevesées... |
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Curieuse nuit que l'avant dernière nuit que j'ai passée... et qui m'a valu en tout une heure trois quarts de sommeil... Rentré à trois heures du matin de chez "ceux d'en face", après de longues heures de papotage avec Loïc à la belle étoile sur le balcon ; moment fort agréable. Je rentre chez moi sur la pointe des pieds ; dans la chambre, Dave le roux fait de doux rêves... J'ouvre en grand la fenêtre, ôte la couette, ne garde que le drap et me plonge au lit, bien décidé à faire une bonne nuit. Mais les cieux en avaient décidé autrement, le marchand de sable a pris la poudre d'escampette et je me tourne et me retourne dans mon lit. Car je l'aurais parié, je n'ai pas mon pareil, pour trouver le sommier, sans trouver le sommeil. (mouais, j'avais envie d'un vers là) Les heures défilent (malheureusement pas en petite tenue) et je désespère. Peu à peu, mon cerveau sombre entre rêve et lucidité, dans un de ces moment très bizarres, qui généralement précèdent de très peu l'endormissement complet, moments où l'on garde conscience de la situation (pas dodo, fatigué demain, le réveil qui me zieute avec son regard plein de vice etc...) et où en même temps l'esprit erre déjà dans ces mondes oniriques farfelus... Curieusement, je suis resté dans cet état très longtemps et ma foi l'expérience était plutôt intéressante, malgré tous mes efforts pour m'endormir pour de bon. Moments privilegiés toutefois où j'ai pu noter et mémoriser nombre d'instants bizarres à chaque "remontée" vers la réalité. Une bonne partie de la nuit, je me suis vu au milieu d'un décor extraordinairement riche et coloré constitué d'une suite d'images fixes, scènes prenant place à chaque fois dans un vieux port, sur des quais, avec moultitude de détails saugrenus (notamment cet escalier dont la rampe était constituée de petits bateaux en enfilade, bref...). Coup d'oeil au réveil, diantre, déjà 4 heures du mat', hé ben... Ensuite, replongée dans mon port, apparition d'une moto (on ne se refait pas), pour laquelle je ne trouvais aucun endroit pour la garer, ce qui me fit cogiter fièvreusement un bon bout de temps. Bizarre toujours, cette moto n'était pas du tout celle que je possède, et était totalement recouverte de branchages du genre "camouflage", un peu comme les romains dans Asterix. Retour a plus de sens commun, j'ai mis quelques minutes à me convaincre que j'étais tout bêtement couché dans mon lit à essayer de dormir, et que de plus je n'étais pas venu à strasbourg en moto donc que je n'avais pas besoin de la garer. Moment difficile, mais je l'ai surmonté. Re tentative de dodo ; 4h25, une sirène d'alarme se met à hurler dehors, à un volume incroyablement élevé, qui a même réveillé Dave et qui a dû réveiller tout le monde alentour. Dave me demande, englué de sommeil "c koi ce bruit ?", "c'est une alarme" répondis-je placidement, un tantinet jaloux qu'il se rendorme illico. L'alarme se tait au bout de 5 minutes, après quoi j'ai découvert que le jardin sous ma fenêtre devait abriter bon nombre d'oiseaux exotiques en cage qui se mirent à gueuler tous ensembles pendant dix minutes. C'est con un piaf, chacun veut piailler plus fort que l'autre, et ils y arrivent, en plus. Re-re-tentative de m'endormir, 4h41 (hé oui, raté), je refais voile vers mon port, qui m'attendait bien sagement. Quelques instants confus passent, je sombre un peu plus, nouvelle vision frappante : vue de face d'un quai, de près, avec les ***** d'amarrage et tout, et sur le quai, un énorme aspirateur très ventru, le nez plaqué au sol par la puissance de l'aspiration (ouais, c'est la meilleure description que je puisse en faire...). Cet aspirateur, je le sais, est fâché contre moi, bien que je ne sache pas pourquoi. Puis il me parle, il me dit texto : "Toi, tu vas reussir à me pomper l'air..." Cette phrase issue de mon subconscient m'a presque troublé, et je me suis réveillé totalement. Incroyable, me dis-je, même dans mes rêves je cultive la vanne nulle... In-croy-able. Je me suis mis à rire comme un con dans mon lit, moment surréaliste. Puis la sonnerie de mon réveil, à 6h31... Lever à 6h45, pas trop fatigué mais l'esprit encore accaparé par tout ça. Hier donc, petite fatigue quand même, pas beaucoup envie de travailler, pourquoi ne pas raconter ma petite nuit, hein ?? Surtout que j'ai quand même rencontré un aspirateur qui parle, c'est pas rien. [6/19/2002 01:12:00 AM] --- |
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