Meuj0r
nez, catogan & billevesées...

Je viens de vivre un grand moment de joie.

Je viens de faire jaillir une étincelle d'amour et d'humanité, au sein de cette antre de la technologie froide et implacable qu'est mon lieu de stage.

Imaginez, entre deux IP phones Alcatel v2 dernière génération, pilotés de main de maître par mon application à moi, et par l'entremise d'un switch 100 mégabits, je viens de véhiculer les divines sonorités de "Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour" de Daniel Balavoine, une autre de mes idoles disparues.


La technologie au service de l'eumour, c'est bô.


[7/23/2002 04:19:00 PM] ---


Ayest, 23h05, ai fini de cuire les crêpes :)
Je sais pas s'il y en a 80, mais en tout cas il y a de quoi tenir un siège, et un vigoureux.

Sur la fin, je dominais vraiment la cuisson : belle et profonde couleur blonde chatoyante en dessous, et belle couleur claire dorée et finement bulleuse au dessus.
Néanmoins, faire des crêpes est une activité quelque peu salissante vous dira mon t-shirt, mais c'est tout un art. Comme quoi, l'art souille.

Pour me récompenser, me suis mis le "Köln concert" de Keith Jarrett. Une merveille. ('fin, Simon avait trouvé que c'était du basique piano-bar, tss)

Rah. Ce soir, je vais aller me coucher avec l'immense satisfaction du travail bien fait. Youpi.

[7/18/2002 11:18:00 PM] ---


Demain soir je fais une bouffe pour mon anniversaire, dans le chtit appart de Strasbourg, et j'ai prévu de faire des crêpes. J'attend beaucoup de monde (environ 15 personnes), et on risque d'être serrés. Trop serrés??
Bien, le plan est le suivant : je m'en vais raconter ici même comment j'ai fait la pâte à crêpes hier soir. Ceci devrait suffire à rebuter à peu près 99,42% des gens, du moins ceux qui auront eu la chance de lire ceci avant demain.
C'est parti.

La recette des crêpes au blé noir et à la bière, par moi même.

J'ai donc pris sur moi et sur mon temps de travail hier, pour glâner de site de là quelques recettes bien senties de crêpes au sarrasin. Joie, internet regorge de sites bien foutus avec tout plein d'exemples de préparations. J'en lis cinq ou six, dégage les grandes tendances, et, fort de ce savoir, j'élabore ma propre recette. En effet, figurez-vous que la majorité des recettes font figurer de l'eau dans la liste des ingrédients.
Diantre. De l'eau.
Tatata me dis-je, chui pas une lopette, m'est avis que de la bière va remplacer avantageusement tout ça.
Voici donc ma liste finale d'ingrédients, pour environ 80 crêpes, qu'Auchan s'est empressé de me fournir dès la sortie du boulot :

- 1 kg de farine de sarrasin
- 10 oeufs
- 8 cuillères à soupe d'huile
- 1 litre de lait
- 2 pincées de sel
- 1,5 litres de Chimay bleue

Ah bah oui, je ne fais pas les choses à moitié moi Madame. C'est jour de fête, et ne lésinons pas sur l'ingrédient principal, la bière. Non pas que la Chimay bleue va faire de moi un cordon de la même couleur, mais avouez que c'est le genre de chose à avoir fait au moins une fois dans sa vie.
I did it.

Restait maintenant à faire la pâte. Retour chez moi et je m'y mets, en suivant tout de même scrupuleusement le mode opératoire décrit dans une recette.

Première étape, battre dix oeufs. Trivial. Je casse les oeufs et les fouette, afin d'obtenir une mixture fluide de poussins morts. Bien, étape réussie.

Ensuite, déposer la farine dans une gamelle, y faire un puit dans lequel on versera les oeufs. Okay. Puis malaxer le tout afin d'obtenir une pâte homogène, en utilisant ses mimines si besoin. Me lave donc les mimines (détail uniquement destiné à l'attention de ceux qui viendront quand même manger demain), et je commence. Je fouette les oeufs et martèle le sarrasin.
Fichtre, je sais pas si vous avez déjà essayé de touiller 1 kg de farine avec seulement 10 oeufs comme partie liquide, mais ça relève de l'impossible. Moi, je ne m'en suis pas relevé. La farine a vaincu, et je m'y suis fait roulé. Même avec les mimines, en malaxant de toutes mes forces, impossible de réduire le tout à un état homogène. Trop sec et ultra collant. Ils disent vraiment n'importe quoi dans ces recettes.
Bon, j'abandonne et décide d'anticiper la phase suivante qui consiste à ajouter le lait. Je passe tout de même 10 minutes à racler avec une cuillère la pâte scotchée à mes mains. Faut rien perdre.

Etape suivante, que j'aborde donc avec nettement moins d'entrain. J'ajoute du lait, par petites doses, en essayant de diluer tout ça. Rah, jamais eu aussi mal au poignet, je pense que j'en resterai sourd à vie. Le litre de lait est versé, mon fouet est entièrement incrusté d'un ensemble compact de pâte et fait des gros splotch! en retombant dans les zones de lait qui s'empressent de quitter la gamelle, de préférence en direction de mes pompes. Je persiste, touille encore et toujours pour éclater leur race à cette armada de grumeaux gros comme des boeufs, qui se tiennent les côtes tellement mes coups de fouet les font rigoler.
Soit.
Plan B, ajout de deux bouteilles de Chimay, on verra bien si les 9 degrés d'alcool vont pas te diluer ça les doigts dans le nez...
Ah bah non en fait. Fiou, allez, je rajoute encore quelques hectolitres d'huile de coude, tout en proférant moult gros mots à l'égard des grumeaux. Je décide quand même de remplacer un demi-litre de Chimay par de l'eau, des fois que ça marcherait mieux.
Après bien une petite heure (avec des pauses quand même) de ce jeu, je décide de replonger les mains dans le tout pour allez écraser "manu militari" chaque grumal. Peine perdue, ils sont bien trop nombreux et coriaces. Mais j'ai quand même réussi à briser les plus gros.
C'est alors qu'une idée diabolique m'est venue, et c'est le rouge au front que je décidai de passer la pâte à la passoire pour séparer les grumeaux du reste. Bon, je vous avoue, ça a été plutôt longuet cette histoire, mais voilà c'est fait.
Je constate avec stupeur que le volume occupé par les grumeaux est loin d'être négligeable ; je décide donc de tenter une dernière fois de les écraser, avec l'aide des 8 cuillères d'huile et de la Chimay restante. Ce coup ci c'est bon, mais j'en ressors exténué. Je mélange donc le tout, pas fâché d'avoir fini.

Dernière étape, cruciale, où je me demande si cette pâte va finalement être mangeable... Car il faut bien avouer, si la pâte à crêpes en général n'a pas bon goût, celle-là bat quelques records. Bah, vous aimeriez, vous, une Chimay bleue avec du lait, des oeufs et de la farine dedans, hein ? Bon.
Hop, je mets à chauffer une poêle, huile le fond et fais juste une petite crêpe pour goûter. Je rate la première et fait cuire péniblement la seconde, sur ces plaques électriques merdiques achetées 200 balles et qui ne feraient même pas bouillir un mara.
Moment fatidique, je goûte... tiens, pas assez cuit mais pas mauvais. Dave et Simon seront du même avis peu après.

Joie.
Fatigue.
Mangeage d'un bout de munster sur du pain, seul aliment à pouvoir requinquer son homme.
Allage voir "Holy grail" au cinoche.


Damned, ce soir, je dois encore acheter toutes les garnitures et surtout cuire les 80 crêpes.
Les bretons ne doivent pas avoir une vie facile...


[7/18/2002 12:48:00 PM] ---


Vous ne savez peut-être pas, si vous ne m'avez jamais vu.
Un indice capital vous a peut-être échappé.

Alors sachez que mon profil s'enorgueillit au plus haut point d'un appendice qui me suit crânement en tout lieu : un catogan.

Mais je vais aller de suite tirer le jus de toutes ces questions qui se pressent sous vos cheveux à vous.


Mon catogan, d'où vient-il ?
A cela, plusieurs réponses possibles... (trouvez la bonne)



Littéraire :

Je l'ai reçu d'un certain Cyrano de Bergerac ( avec qui de bien mauvaises langues diraient que je partage une autre particularité... non non, ce n'est pas la verve, ni le panache... cherchez encore... ), comme il aime à le raconter :

"Je n'ai pas de catogan?... la belle affaire !
Il m'en restait un seul ... d'une très vieille paire !
Lequel m'était encore fort importun :
Je l'ai laissé dans la figure de quelqu'un."

Ce quelqu'un, c'était moi.


Métallique :

Une poussée capillaire a accompagné mon intérêt porté à des groupes de chevelus grattant des boyaux de chats morts. Cependant, les conditions de vie des gens de ce milieu étant ce qu'elles sont, mes cheveux décidèrent un beau jour de se regrouper afin d'être plus forts ensembles. Ils formèrent alors le C.A.T.O.G.A.N. : "Comité Anti Trempage Odorant dans Gerbe, Alcool et Nains".


FûfuFufufiiifuuûuuûuu-ique :

Mon catogan est le signe distinctif de tous les extraterrestres -dont je fais partie- réfugiés sur terre à votre insu. Le catogan contient en fait une excroissance cérébrale. Par corollaire, notons que l'expression "j'ai mal au cheveux" prend chez moi, fort logiquement, une toute autre dimension.



Mais "quand même!" vous dites-vous. Pourquoi porter le catogan ?
A quoi cela me sert-il ?? Encore une fois, plusieurs raisons :



Sportif :

Je ne m'offusque plus quand on me désigne par : "le sot à l'élastique".


Pratique :

Mon catogan permet de me différencier d'une chauve-souris. En effet, je ne souris pas.


Utopique :

Le catogan attire les demoiselles. (aucun rapprochement à faire avec "queue de cheval")


Publicitaire :

Pasque je le vaux bien.


Mystique :

Le catogan porte en lui un univers entier de mystères et de questions sans réponse...
Par exemple : "Qui du catogan ou de l'élastique à cheveux est-il arrivé le premier ??"

( Haha, une toute petite question sur les cheveux et hop!, vous séchez.)


Hors de propos :

Mourrez, oignons. (*hors de propos* j'ai dit)


Utile :

Mon catogan fait un contre-poids parfait avec l'immense tarbouif qui proémine comme un bâtard juste sous mes yeux. Ainsi, mes neurones restent horizontaux et mes blagues très plates.


Yeah bab' :

Mon catogan flotte au vent, dépassant du casque quand je rôde en meule. Le catogan est au motard ce que la rustrerie est au voôosgien : un signe de qualité.


Esthétique :
Le catogan est photogénique, le catogan impressionne sur la pellicule (l'inverse n'étant pas vrai).


Amical :

Le catogan attire les fans de Johnny Halliday ; la preuve, j'en ai un dans mon entourage (lui).


Enfin, Marginal :

Le catogan ne laisse pas indifférent. Il apporte une étiquette.
Un catogan vous catalogue, au choix, entre : musicos sur le retour, tennisman gay des années 50, métalleux de l'époque où les vierges n'étaient pas rouillées et qui préfère cacher la misère en attachant ses vieux cheveux secs, cassants et de plus électriques qui le font ressembler à une explosion dans un champs de fils dentaires, ou pire, informaticien (ce que je suis, hum).




Désormais, quand vous vous demanderez pourquoi mon *style* est si capillo-tracté, et bien sachez que vous aurez tort. Mon humour est tout simplement "catogano-tracté".
Et ça, ça change tout.


[7/15/2002 12:49:00 AM] ---


Petite note supplémentaire au dernier post :

Je dois rendre le copyright à Simon pour la phrase : "Les épinards really tie the crêpe together."
La traduction français-anglais est de lui.

Mea culpa.



[7/15/2002 12:46:00 AM] ---


Grande découverte d'hier soir : "Les épinards really tie the crêpe together."
A retenir.


Autre bonne découverte, et entrée dans mes liens : Je Refuse.
Les amis du calembour sont mes amis. Na.


[7/11/2002 10:55:00 AM] ---


MeujOr's face

mail: meujor chez frit de la france



J'y mets le nez...

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Un lien vaut mieux que deux luths aux rats:

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Le comique de répétition, c'est pas drôle
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